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Destination la Corrèze pour un week-end

roadtrip

La Haute-Corrèze, ça vous parle ? Celle du plateau de Millevaches, du granit triomphant, des forêts majestueuses et des eaux mystérieuses. un endroit à découvrir où la douceur des plaines côtoie la force des montagnes limousines. C’est chez moi mais je veux bien partager avec vous ce coin de paradis.

 

Mille sources

Le Plateau de Millevaches est un Parc Naturel Régional qui mange une partie de la Creuse et quelques miettes de Haute-Vienne, le plat de résistance étant constitué, vous l’avez déjà compris, par la Corrèze. Tenez, puisque nous en sommes aux confidences. C’est le moment aussi de faire un point sur l’origine du toponyme de ce plateau. Les avis divergent : des experts avancent le lien avec la notion de lieu élevé (melo) et vide (vacua) ; d’autres lui attribuent l’origine celte de “millebatz”, devenu par déformation “millevaccas”, qui signifiait “mille sources”. Cette dernière a tendance à prendre l’ascendant, le plateau comptant en effet 6 500 sources d’eau pure. Dans tous les cas, ce nom n’a rien à voir avec les bêtes à cornes. Voilà, c’est dit.

C’est à Royère-de-Vassivière que débute notre balade. Cette Creuse (mais vallonnée) donne une première idée de ce qui nous attend. Nous sommes en effet à quelques tours de roues du lac de Vassivière, immense retenue d’eau artificielle de 106 millions de m3 dispersés sur plus de 1 000 hectares. Outre son monumental barrage fournisseur d’électricité, le site propose de magnifiques plages où il fait bon se poser. Celle du Maillereau cultive un côté sauvage et préservé ; celle de Broussas, très vaste, se prête plus aux réunions familiales. A vous de voir. Au mois de mai, la température de l’eau peine à dépasser les 18°, nous nous contenterons d’un pique-nique. Il n’y a pas un touriste à l’horizon, aucun bateau à moteur, seule la douce musique du clapot : la sieste digestive est bien tentante…

 

Terrain de jeu pour Trails

Nous contournons cette mer intérieure par l’ouest jusqu’à Broussas. De belles courbes ombragées, des vues plongeantes sur des petites plages désertes, un bitume nickel : le tour quasi complet du lac est bien agréable, surtout hors saison. Puis débute l’immersion dans les mailles du petit réseau secondaire limousin. Pour fréquenter ces lieux depuis des années, je peux vous assurer que la qualité des routes n’a cessé de s’améliorer.

Il n’en demeure pas moins que des pièges restent possibles, surtout en été quand la DDE déverse sur les routes en un mois son quota annuel de gravillons. Par ailleurs, les hivers sont rudes et comme nous sommes dans une région riche en exploitations forestières, les camions qui charrient le bois détériorent considérablement les routes au moment du dégel. Tout cela pour vous dire que le trail s’impose comme l’engin idéal pour évoluer sur ce biotope, en toute sécurité et dans un confort maximal.

Peu après Faux-la-Montagne où, jadis, le pharmacien exposait une moto d’enduro dans la vitrine de son officine (on est dans la région de la célèbre Gilles Lalay Classic, un enduro extrême entré dans les annales !), l’intimiste château du Mazaud près de Rempnat signe la fin de l’épisode creusois. L’arrivée en Corrèze est célébrée par Tarnac, classé village remarquable. Avec son église du XIIe siècle (l’une des plus anciennes du plateau), son château, son chêne dit de Sully… Et son réseau d’anarchistes soupçonnés de terrorisme. Passons. Bugeat est sur notre chemin. On peut y faire le plein mais la ville, qui se vide d’année en année de ses habitants et de ses commerces, n’attire guère. D’autant que l’ex-champion olympique Alain Mimoun, son plus fidèle défenseur, n’est plus de ce monde…

Les lacs de Viam, de Saint-Hilaire-les-Courbes et des Bariousses se succèdent pour notre plus grand bonheur avant de gagner Treignac. Posée sur la tumultueuse Vézère, cette ancienne citée médiévale a conservé une belle partie de son patrimoine architectural. Si la tour panoramique qui trône au cœur de la ville est ouverte, ne résistez pas à son ascension. Là-haut, vous jouirez d’un coup d’œil unique sur les demeures bourgeoises de granit aux toits d’ardoise.

 

Un peu de hauteur…

Au box-office de la région, pour résumer, on va dire que deux sites se partagent la vedette : Vassivière et le massif des Monédières. La première partie du contrat étant déjà remplie, concentrons-nous sur la seconde. De Treignac, on accède à la table d’orientation du Suc au May par la Route de Ventadour. Le paysage et les route sont changés. C’est moins sinueux qu’en Haute-Corrèze, plus reposant aussi avec notamment de superbes passages dans les  forêts de pins. Le pays de Jean Ségurel (un accordéoniste que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaître) permet de découvrir un magnifique panorama où se côtoient la Montagne limousine et le Plateau de Millevaches. Par beau temps, on peut même apercevoir les reliefs de l’Auvergne.

 

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