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Essai Fantic Caballero 500 Rally

Mono culture

Fantic signe avec cette Caballero Rally un retour aux affaires par la voie du néo-rétro. Séduisante, facile et vendue au juste prix, la revenante italienne invite à un bien sympathique voyage dans le temps, authentique mais pas nostalgique. 

 

Fantic. Le nom de cette vénérable marque ne parle pas forcément aux plus jeunes. J’invite ces derniers à se plonger dans notre encadré “Un peu d’histoire…” pour faire plus ample connaissance avec l’institution italienne. Pour l’heure, c’est surtout à son retour dans la catégorie des “grosses” cylindrées que nous allons nous intéresser. Après des vélos électriques, puis des 125 et 250 cm3 très orientés sport (enduro ou supermotard), Fantic propose donc des 500 cm3. Le modèle Caballero se décline en trois versions : Scrambler, Flat Track et Rally. C’est cette dernière, d’inspiration tout-terrain, qui nous occupe aujourd’hui. Si son moteur vient de Chine, de chez Zongshen précisément, le design est quant à lui bien “made in Italy”.

La première impression est bonne. Equilibre des lignes, touches rétro, équipement de qualité : la Rally a de quoi créer une rencontre intéressante entre les fans de la marque et les jeunes fashion victims. Car avec son look de baroudeuse à l’ancienne savamment orchestré, elle tape dans le mille. Rien à redire non plus une fois au guidon. L’ergonomie est soignée, tandis que la selle (à bourrelets, forcément…) se situe à la hauteur parfaite pour mes 175 cm. Je trouve en revanche sa mousse un peu trop molle. J’ai eu l’occasion de tester la selle plus dure que Fantic propose en option. Cette dernière offre un meilleur feeling au conducteur sans nuire à son confort. C’est donc le bon investissement à faire.

 

La Patate !

 

La magie de la Fantic réside aussi dans la poignée des gaz, qui n’est pas encore commandée par ride-by-wire mais par un bon vieux câble. On retrouve avec bonheur cette si bonne sensation d’une action directe et immédiate, sans effet élastique. J’adore ! L’embrayage fonctionne en douceur et les vitesses passent comme dans du beurre, même avec des bottes tout-terrain. Avec des chaussures de sport, on pourra toutefois galérer un peu pourtrouver le point mort. Sans vibrations et avec un excellent son d’échappement baryton, le moteur démarre à bas régime avec un couple étonnamment élevé. Wouah, ça décoiffe pour un “petit” 500 ! Le monocylindre se montre disponible dans toutes les plages de régime et propulse littéralement cette la moto légère d’un virage à l’autre. Amusante, la mécanique continue de séduire quand on coupe les gaz, chaque décélération s’accompagnant d’une bien sympathique pétarade de l’échappement.

Sur la route, d’autres bonnes surprises nous attendent. Côté châssis, par exemple. Avec des suspensions qui débattent sur 200 mm à l’avant et à l’arrière, la Fantic s’élève au-dessus du tapis de la route mais reste absolument neutre, aussi bien dans les virages serrés que dans les courbes longues et rapides. Sur la fourche, on peut régler la précontrainte sur le tube droit et la détente à gauche. L’arrière propose des possibilités d’ajustement pour la précontrainte, la compression et la détente.

Un large choix s’offre donc à vous et la seule limite sera celle imposée par les pneus, des Michelin Anakee Wild très efficaces sur route et chemins secs mais qui font moins les fiers en conditions humides et dans le gras. Les freins Byrbe s’avèrent très faciles à doser et se révèlent extrêmement endurants, même dans les longues descentes de col. L’ABS est discret et intervient grâce à un réglage équilibré de la suspension. Bon à savoir, le système peut être désactivé en cas d’utilisation tout-terrain en appuyant sur le bouton ABS pendant 3 secondes après le démarrage. 

Fantic Caballero 500 Rally

 

 

Retrouvez l’essai complet de la Fantic Caballero 500 Rally
dans Trail Adventure n° 22

 

 

Fantic Caballero 500 Rally
Prix : 6 890 € 

 

FICHE TECHNIQUE

MOTEUR
Type : monocylindre, 4-temps, refroidi par eau, 1 ACT, 4 soupapes/cyl.
Cylindrée : 449 cm3
Puissance : 40 ch à 7 500 tr/mn
Couple : 44 mKg à 6 000 tr/mn 
Alimentation : injection électrique 
Boîte de vitesses : 6 rapports
Assistances : Feux à LED, ABS déconnectable 

PARTIE-CYCLE
Cadre : treillis tubulaire en acier 
Suspension av : fourche inversée ø 43 mm, réglable 
Suspension ar : mono-amortisseur réglable
Débattements AV/AR : 200/200 mm 
Frein av : 1 disque ø 320 mm, étriers à 4 pistons
Frein ar : 1 disque ø 230 mm, étriers à 2 pistons
Pneus av/ar : 110/80 x 19 ; 140/80 x 17

DIMENSIONS ET POIDS
Empattement : 1 425 mm 
Garde au sol : n.c
Angle de chasse : 66°
Chasse : 118 mm
Hauteur de selle : 860 mm 
Réservoir : 12 litres 
Poids : 150 kg 


DISPONIBILITE
immédiate

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4 commentaires

  1. Bonjour, j’ai commandé et lu le numéro 22 de « Trail Adventure Magazine » et je ne trouve pas l’article de l’essai de la Fantic Caballero 500 Rally. Pouvez vous m’aider ? Merci.

  2. Bonjour,
    Moi, je l’ai achetée début mars 2021 !
    J’ai entendu parler d’éventuels problèmes de surchauffe. Qu’en est-il réellement ?
    Cdlt
    Bub

    1. bonjour

      j’ai une fantic caballero scrambler 500 depuis l’été 2020. j’ai fait le TET avec, et je fais principalement de l’offroad. Elle chauffe pas mal, et j’ai cramé un joint de culasse lors d’un week end trail. Elle a commencé à boire de l’eau puis elle a fumé. Ensuite plus d’eau et joint pété. MAIS : j’ai pu rentrer en roulant tranquille. La garantie de 4 ans (!!) a été activée pour changer le joint de culasse. Le concess m’a dit que c’est un problème connu et que certains modèles ont été identifiés comme ayant ce joint défaillant dont le mien. Elle chauffe toujours pas mal mais le ventilo se déclenche plus tot (correction constructeur ?). Il faut bien comprendre que ce n’est pas un moteur pour faire des montées impossible, puis enquiller sur un bourbier pour finir au milieu d’une forêt à jardiner… Elle chauffera c’est sur. Celà dit, c’est une moto qui n’a pas d’équivalent, elle a le style, le moteur juste suffisant pour nos routes (je m’éclate et pourtant je fais aussi du roadster et de la sportive) et surtout, à 150 kg, impossible de trouver cette polyvalence sans sacrifier le style et la construction. Toute la partie cycle est irréprochable, pièces en alu et style italien. En fait, ses qualités, sa polyvalence, son coté résolument fun, son prix, son look, sa légèreté, sa facilité, me font complétement oublier cette petite expérience mécanique déjà réglée. Je passe ou des potes en trail hésitent ou font demi tour car leurs machines sont trop lourdes ou trop hautes. Ou alors ils comptent sur les copains en cas de pépin alors que moi j’y vais et je m’en sors tout seul car la moto est un vrai jouet. Donc pour moi, ele ne remplacera pas le confort d’un trail pour les longs trajets, mais pour tout le reste c’est que du positif, à commencer par le rapport prix-plaisir imbattable quand on voit le prix des trails. et puis, pour aller chercher le pain, c’est plus sympa qu’avec une machine de rallye !!

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