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Yamaha XT 600 Z Ténéré

Si la 500 XT avait déjà joui de sa popularité sur le Dakar pour séduire de nombreux motards, sa descendante, la Yamaha XT600 Ténéré, allait encore plus loin dans la filiation avec les motos de rallye. Dès sa sortie, la Yamaha se présenta purement et simplement comme une machine de course prête à s’aligner sur le plus grand rallye du monde. une recette gagnante !
Non, ce n’est pas une légende. C’est ainsi que débuta réellement l’histoire de la XT 600. Tout part de l’excellentissime idée de responsables marketing européens qui demandent aux Japonais de leur pondre un trail bike capable de parcourir le désert. On est au début des années 80, l’aura du Dakar est à son paroxysme, alors le calcul des businessmen est vite fait. En proposant une moto de course apte à l’évasion et l’aventure, on touche la corde sensible de ces mâles qui ne rêvent que d’une chose lorsqu’ils suivent le Paris-Dakar à la télé : lâcher mémère et prendre la trace de Cyril. Non pas Despres, il avait 8 ans. Neveu ! Qu’importe si la bête exhibe un réservoir de 30 litres parfait pour se les écrabouiller et si la selle culmine à près d’un mètre. Il faut qu’aux feux rouges en ville, vous inspiriez le respect. Ça tombe bien, la première Ténéré, nom de code 34L, en impose. Bien plus que sa devancière, la 550 qui, elle, avait fait un bide. Bouille ingrate, moteur timoré, suspension arrière antique, la pauvre n’avait pas grand-chose pour elle face à sa concurrente directe, la Honda XL 500. Du coup, chauffés par leurs collègues européens, les ingénieurs nippons s’étaient lâchés et ont créé la merveille. L’appellation n’a rien d’usurpé, dès sa première apparition publique au Salon de Paris, en octobre 1982, la nouveauté Yamaha fait chavirer les cœurs. Même ceux des journalistes qui l’élisent moto de l’année dans la foulée, en 1984.
 
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3 commentaires

  1. J’ai une moto de XT 600 Z. (1ère mise en marche : 1964 achetée au Japon). Actuellement sur cale dans la maison, faute de pièces. Je suis très heureux d’apprendre que la production a été prise (à moins que ça soit un malentendu) même si je me sens un peu fatigué maintenant. C’était un moment de plaisirs.

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